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GUERRE SANS MERCI À L’INCONSCIENCE CITOYENNE OU LE DÉFI DE LA PRISE DE CONSCIENCE NATIONALE.

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Si la notion de la liberté humaine ou de la valeur humaine implique la responsabilité de l’homme à poser des actes et répondre de ses actes, le recours à la notion d’inconscient ou l’inconscience peut-elle excuser et justifier la faute ?

Pour pouvoir répondre à cette question qui demeure un débat entre les scientifiques, les philosophes et les psychanalystes en particulier Freud, il faudrait avant tout noter que l’être humain est responsable et maître de ses choix, de ses actes et de lui-même. Reconnaître l’inconscience ne serait donc qu’un acte d’abdication, de capitulation, de renonciation ou carrément de la chute, du déclin et de la faillite de l’homme; l’irresponsabilité humaine.

Il devient donc nécessaire pour comprendre la situation que vit notre peuple de saisir la démarche de la classe politicienne congolaise dans son ensemble pour discerner sa déliquescence et sa principale caractéristique d’irresponsabilité qui ne peut plus intriguer ni les regards ni les réflexions. Gustave Le Bon nous apprend qu’il faut parfois longtemps pour qu’une vérité démontrée devienne une vérité acceptée”. Nous n’allons certainement pas nous arrêter en chemin et ne plus nous donner la peine de dépeindre à juste titre cette comédie nationale dénommée classe politique au Congo, au nom de la courtoisie, de la tolérance idiote, du respect des fourbes et de l’hypocrisie nationale. Plusieurs parmi nous, peuple congolais, croient lutter sans jamais se remettre en question ni s’interroger sur ce qu’ils appellent; lutte ou combat. Une lutte qui dure plus de 20 ans sans changer de forme ou prendre une nouvelle dimension n’est plus une lutte, c’est une soumission. Voilà une vérité qui doit fâcher, elle prendra certainement du temps pour être acceptée, mais la réalité est que notre peuple est soumis à la médiocrité et à l’impuissance, et pire à la mort par les uns et les autres.

Lorsque je regarde le théâtre politicien qui se déroule ces jours-ci au Congo associé au délire de notre peuple qui va grandissant, il ne serait plus loin que les voix s’accordent pour donner raison à Freud sur l’existence d’une partie obscure de nous-mêmes ou d’un autre maitre que soi qui vivrait en nous.

Si Molière disait que le but de la comédie est de corriger les vices des hommes en les divertissant, quel est donc le but de ce long théâtre burlesque et de cette tragédie à la fois satirique et sanglante qui perdurent au Congo?

En faisant rire ses spectateurs, Molière n’avait pour but que de tourner en ridicule les travers humains. Il disait: “On veut bien être méchant, mais on ne veut pas être ridicule.” Cependant au Congo, ceux qui sont sur la scène politique sont non seulement méchants, mais ils sont ridicules. Le comble est que le peuple applaudisse à chacune de leurs bêtises et en veut encore plus.

Les politiques congolais, toutes tendances confondues, nous ont abreuvés pendant plus de 20 ans du discours de la démocratie au Congo, malgré que notre peuple meurt chaque jour et chaque nuit pour ses droits et libertés. Mais si le Congo était une démocratie à laquelle ils prennent tous part et pour laquelle, ils veulent encore entraîner le peuple à d’autres élections, comment se fait-il que des millions de Congolais y sont-ils massacrés sans qu’une simple parodie de justice puisse faire cesser l’écoulement du sang congolais?

Ils vont et viennent parader sur la misère du peuple. Quelques congolais meurent, sans qu’ils s’en soucient. Ils repartent et reviendront encore parader au milieu des morts. Et le peuple congolais condamné à mort ne s’en rend pas compte et s’apprête encore à mourir pour un Messie ou un Igbe en pacotilles, vampire et buveur de sang.

À l’époque de Mobutu, tout le monde semblait être déterminé à en finir avec lui, mais étrangement après son départ, tout le monde semble encore et toujours déterminé à en finir avec ce régime sans vraiment l’identifier, mais le limitant à un pauvre inculte imposteur. Comme si son départ allait changer quoi que ce soit au Congo. Lorsque je regarde les Congolais en délire s’éclater en euphorie dans une folie heureuse pour accompagner celui que Museveni et Kagamé ont introduit sur la scène politique congolaise comme l’imposteur au pouvoir et encore se faire prendre au jeu d’un autre charlatan qui a pillé les caisses du Katanga en complicité avec le même minable imposteur au pouvoir, je suis prêt à vous redire la même vérité, que cela vous offense ou pas, personne ne lutte au Congo. Les Congolais et leur classe politique sans distinction aucune accompagnent ce régime d’imposture qui massacre notre population depuis qu’ils sont entrés dans notre pays en bottes de caoutchouc. Est-ce dû aux phénomènes psychiques liés à la notion d’inconscient de Freud pour faire du Congolais, un être qui ne serait plus responsable?

Ai-je raison? Ai-je tort? Dois-je me résigner? Subir? Changer moi-même?… il est grand temps que chacun de nous se remette en question tout en acceptant que les moments charnières de notre existence ne soient pas des « crises » mais des occasions de nous épanouir, nous dit le psychiatre Christophe Fauré. “D’une façon plus générale, se remettre en question ne signifie pas sempiternellement douter de soi”, nous dit le psychanalyste Marie-Jean Sauret.

Est-il déshonorant d’avouer ses limites et de sortir du carcan dans lequel l’on s’est enfermé après des dizaines d’années dans “les chaines de l’esclavage politicien que nous vivons maintenant, et que nous nous cachons à nous-mêmes, par honte, par désespoir ou par simple faiblesse humaine”?

Il est temps que chaque Congolais sorte de la naïveté, de l’amnésie et du désespoir, en un mot de l’hallucination collective. Le pouvoir au Congo n’est pas dans les urnes. Au Congo, le pouvoir n’est pas à ramasser aux élections, mais à arracher au prix d’un grand sacrifice, de discipline et d’engagement.

Ce régime ne tombera que lorsque nous serons capables de lui opposer un rapport de force égal.

Et ce rapport de force égal ne peut être mis en action que lorsque nous prendrions conscience de sortir des chaînes de l’esclavage politicien. 21 ans d’occupation, 58 ans d’errance, quelle que soit la détermination du peuple, sans PRISE DE CONSCIENCE CITOYENNE ET NATIONALE, le Congo sortira de la dépression pour s’enfoncer dans le désespoir oscillant sans cesse entre l’état dépressif sévère et l’asthénie généralisée.

Nous avons tous le devoir de libérer notre pays. Mais acceptons d’abord que sans prise de conscience citoyenne individuelle et nationale, le Congo demeurera une cage à esclaves où les colonisés joueront le rôle des colons sans comprendre qu’ils sont autant esclaves que leurs sujets sur lesquels ils marchent sans état d’âme.

Remettons-nous tous en question, car nous avons tous failli quelque part!

SI LA FAILLITE DU CONGO EST D’ORIGINE POLITIQUE, ELLE A DÉJÀ GANGRENÉ TOUTE LA SOCIÉTÉ CONGOLAISE ET RUINÉ TOUTE LA CONSCIENCE NATIONALE.

Seule LA PRISE DE CONSCIENCE NATIONALE nous conduira au sursaut national!

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