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Faute de consensus, le FCC pourrait rompre son accord avec CACH.

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Félix-Antoine Tshisekedi a annoncé lundi 18 mars qu’il suspendait l’installation des sénateurs élus vendredi dernier et qu’il reportait, dans la foulée, l’élection des gouverneurs. Une décision pas très constitutionnelle qui peut lui coûter cher.

Félix Tshisekedi  a instruit le procureur général près la Cour de cassation de mener des investigations contre tous les corrompus qui ont été dénoncés au cours de ces élections sénatoriales mais aussi contre tous les corrupteurs.

Ces décisions ont été annoncées après la tenue d’une « réunion interinstitutionnelle » organisée en urgence à la cité de l’Union Africaine.

Cette décision surgit aussi après un communiqué du FCC, signé par son coordonateur, Néhémie Wilanya Wilondja, qui critiquait ouvertement l’attitude partisane de l’UDPS et s’étonnait des recours de cette formation contre le scrutin sénatorial. Le coordonateur du FCC donnait même une leçon de fair-play électoral à l’UDPS en lui rappelant que le FCC avait aussi dû accepter la défaite de son candidat à la présidentielle mais qu’il avait fait un travail sur lui-même pour parvenir à surmonter cette déception… Dans le même temps, Jean-Marc Kabund, le secrétaire général de l’UDPS, tout en annonçant des recours contre les élus provinciaux de son parti qui s’étaient laissés corrompre, présentait ses excuses  au PPRD suite aux dégradations subies par les locaux du parti de l’ancien président lors du « passage » des combattants en colère.

Dans ces relations de plus en plus houleuses entre le clan Tshisekedi et celui de Kabila, Félix n’a pas joué l’apaisement institutionnel en acceptant le verdict des sénatoriales. Il a pris le risque, pour tenter d’apaiser la colère des siens, d’annuler l’installation des sénateurs qui venaient d’être élus.

Une démarche qui, si le FCC se montre intransigeant, peut coûter très cher à Félix Tshisekedi.

Pour les juristes que nous avons contactés, cette décision de suspendre l’installation des sénateurs est purement et simplement inconstitutionnelle. Un président, s’il veut prendre des mesures, doit se référer à l’article 69 de la Constitution qui lui permet, dans certaines conditions, de prendre des ordonnances qui doivent être contresignées par le Premier ministre. Le Premier ministre « sortant » est toujours en fonction mais Tshisekedi ne fait pas appelle à ses services.

Lalibre Afrique

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