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“Le président Tshisekedi pris entre le marteau et l’enclume”

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La journaliste belge et spécialiste de la RDC, Colette Brackman analyse le “rapport de force” entre le FCC derrière Joseph Kabila et le président Félix Tshisekedi après sa décision de suspendre l’installation du sénat et de reporter l’élection des gouverneurs.

Pour Colette Brackman, Felix Tshisekedi et son directeur de cabinet Vital Kamerhe, on frapper du poing sur la table. “J’estime qui n’est pas normal qu’eux avec leur coalition CACH ayant acquit la majorité [d’après, c’est ce qu’on leur ont dit] et accéder au poste de président, pendant qu’ils n’ont que trois sénateurs alors que la coalition pro-Kabila le Front Commun pour le Congo en à 80. Donc j’estime que mathématiquement ça ne tient pas la route et qu’ils soupçonnent de fait de corruption. Seulement ça va être difficile à établir parce que le FCC est majoritaire à l’Assemblée nationale maintenant majoritaire au Sénat. Et donc on entre dans le rapport de force ce qui ne sera pas très facile à gagner”.

VOA AFRIQUE: comment présager la cohabitation?

Colette Brackman : Ça risque d’être difficile parce que le fait que la coalition pro-Kabila soit majoritaire au Parlement, ils peuvent coincé le chef de l’État, il peuvent voter une motion de défiance et ils peuvent invoquer des cas de corruption, il peuvent invoquer des arguments contre le président Tshisekedi en disant qu’il ne répond pas aux critères requis pour un président de la République soit en terme d’études et donc on peut on peut ressortir des dossiers sur lui et il y a une majorité parlementaire qui peut voter. Jusqu’à présent ça n’a pas été très long ses 100 jours, la coalition a tenue un peu sur la bonne volonté des uns et des autres mais si on va à l’affrontement la partie risque d’être difficile parce que légalement le FCC sont majoritaires et le président Tshisekedi je crois a tout de même les sentiments d’une bonne partie de l’opinion publique. Si Tshisekedi a écouté cette voie des ordres de la base et il est sorti et donc cette base elle existe, elle donne de la voix. Hier elle s’est manifesté de façon très violente et donc il va devoir l’écouter aussi quoi donc il est un peu pris entre deux feux.

VOA AFRIQUE: Dans quelle mesure peut-il reprendre la main?

Colette Brackman : C’est la politique congolaise. Ça fait de Surprise et je crois qu’on peut rien prophétiser.

VOA AFRIQUE: Quelle est l’éventualité de dissoudre le Parlement et appeler à des nouvelles élections.

Colette Brackman : C’est ce que certains réclament. C’est de remettre les compteurs à zéro et organiser de nouvelles élections. Mais là on a la question, elle est très simple. Qui va payer un tel exercice ? Les élections précédentes ont coûté 500 millions pour des résultats extrêmement contester et si on peut évidemment faire table rase et organiser de nouvelles élections, ce qui est à mon avis une solution équitable mais qui va payer l’addition?

VOA AFRIQUE: le gouvernement sortant s’est octroyé des avantages à vie et cette mésure reste en vigueur, Tshisekedi n’a rien fait jusque là!

Colette Brackman : De toute façon, il y a toujours le vote de l’Assemblée qui jouerais en sa défaveur et Je crois que c’est un des avantages importants et un peu choquant par rapport au niveau de vie de la population et “font partie de l’accord qui avait été conclu entre le président sortant et le président actuel”. Maintenant le fait que l’UDPS et la coalition CACH n’ont que trois poste de sénateurs, c’est évidemment choquant et la base manifestement le refuse.

VOA AFRIQUE: avant la réunion qui a suspendu l’installation de sénateur élu et qui a reporté l’élection des gouverneurs, la coalition Kabila avait mis en garde l’UDPS.

Colette Brackman: Elle a mis en garde parce qu’ils sont majoritaires et le fait qu’ils soient le plus important parti à l’Assemblée nationale, ça le donne les mains libres pour coincer le président Tshisekedi, pour sortir des dossiers, pour remettre en cause son dossier d’accréditation comme chef de l’État, sur son niveau d’étude… Ils sont pas partis sans sans biscuit. Donc il est quelque part et il [Tshisekedi] reste en otage de ses alliés et sa mouvance parce qu’il a agi sous la pression de ses militants.

Il est coincé entre ses alliés qui ont des dossiers qui peuvent ressortir et aussi sa base, parce que c’est à la suite des réactions de sa base qu’il est sorti de l’accord de Genève qui donnait Fayulu candidat unique de l’opposition.

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