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Felix Tshisekedi a discuté avec Museveni sur la question du dédommagement de la RDC par l’Ouganda

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Le président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a effectué vendredi 22 mars dernier dans la soirée, une visite de travail en Ouganda où il a été reçu au palais présidentiel par son homologue ougandais Yoweri Museveni avec qui, ils ont longuement échangé sur les questions d’ordre commercial et sécuritaire entre les deux pays. La question du dédommagement de la RDC par l’Ouganda était parmi les sujets au menu de leur entretien.

C’est en 2005 que la Cour internationale de justice (CIJ), basée à La Haye, a rendu son verdict dans l’affaire opposant la RDC à l’Ouganda. Le plaignant, la RDC, accusait l’Ouganda d’avoir occupé son pays pendant cinq ans, de 1998 à 2003 et de s’y être livré à un pillage économique systématique.

L’Ouganda n’a toujours pas encore payé le moindre centime à la RDC en guise de dommages et intérêts à la suite d’un arrêt de la Cour internationale de justice qui l’astreint au paiement de 11 milliards de dollars pour avoir mené des activités armées sur le territoire congolais en août 1998. L’affaire a rebondi en Afrique du sud entre les plénipotentiaires congolais et ougandais qui cherchent une issue heureuse susceptible d’arranger les parties. Des infirmations en provenance du pays de Nelson Mandela laissent entendre que les négociations piétinent, la pierre d’achoppement résidant sur la hauteur des frais à payer, exorbitants pour Kampala. Aussi les délégués du gouvernement ougandais ont-ils ramené le montant fixé par la CIJ à 300 millions de dollars au grand désenchantement de la partie congolaise qui a vite décliné l’offre. Il nous revient qu’à l’heure actuelle, les discussions se trouvent dans l’impasse.

La démarche pour la RDC est d’obtenir réparation de la part de l’Ouganda, le seul Etat à avoir reconnu la compétence de l’instance judiciaire internationale, à l’opposé du Rwanda, l’autre pays agresseur.  Et pourtant, les faits historiques attestent qu’en 2000, des éléments de l’armée régulière ougandaise s’étaient battus à l’arme lourde contre ceux de l’armée régulière rwandaise en pleine ville de Kisangani (Province orientale) et cela pendant sept jours, sans interruption. Sous prétexte de pourchasser des génocidaires, les deux Etats s’étaient livrés une guerre impitoyable pour le contrôle de cette ville stratégique. Ces affrontements armés ont causé des tueries parmi les habitants de cette ville (on parle de dix mille corps enfouis dans un cimetière situé dans la commune urbaine de Mangobo), sans oublier des destructions méchantes, dès pillages, des viols et des déplacements forcés etc.      

C’est depuis plus d’une décennie que la RDC court derrière cette créance. La Cour internationale de justice ayant établi, via son arrêt, que le préjudice a été causé à la RDC par l’Ouganda et que ce dernier est tenu de le réparer en conséquence, le pays est dans son droit le plus légitime d’obtenir l’exécution de cette sentence. Devant les atermoiements des ougandais, une certaine opinion propose à ce qu’un des Etats membres du Conseil de sécurité dont font partie les deux pays agresseurs, puisse endosser l’affaire sous forme de cession de créance et faire pression en vue de l’exécution de l’arrêt de la CPI, quitte à engranger sa quote-part. Il s’agit là d’une proposition alléchante pouvant s’accompagner d’une décote sur la somme à recouvrer et ce, en faveur d’un ou plusieurs éventuels preneurs, l’objectif étant de régler un différend tendant à assombrir les rapports entre deux Etats. Dossier à suivre.   

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