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RDC : la réapparition publique de Muanda Nsemi pourrait semer la division

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Le chef de la secte politico-religieuse Bundu dia Kongo (BDK) Ne Muanda Nsemi a fait lundi sa première apparition publique depuis son entrée en clandestinité en 2017. Mais, ce retour fait déjà débat.

Ce n‘était pas un fantôme. Plutôt lui-même en personne. Les journalistes qui ont couvert la conférence de presse animée par Joseph Olenghankoy Mukundji, ont pu reconnaître Ne Muanda Nsemi. 

« Beaucoup de choses ont été dites dans ce pays. Certains disaient qu’il était tué (…). Il est là pour contribuer à la reconstruction de notre pays », a déclaré Joseph Olenghankoy.  

Et pourtant, en répondant à l’invitation du président du Conseil national de suivi de l’accord de la Saint-Sylvestre (CNSA), personne n’avait jamais imaginé rencontrer le chef de la secte politico-religieuse Bundu dia Kongo (BDK). 

Ayant bénéficié des mesures prises par le président Tshisekedi dans le cadre de la « décrispation » du climat politique, Muanda Nsemi a mis fin ce lundi aux doutes et interrogations émis par des observateurs. 

Et l’homme revient avec un agenda. « Je suis aussi un scientifique, mais j’ai honte parce que les autres scientifiques construisent leurs pays, mais, nous, notre pays ne marche pas et, moi, ça me fait honte. Nous sommes venus pour rassembler les gens, orienter les gens vers le développement peut-être que la RDC va se développer parce que nous sommes la locomotive de l’Afrique », a-t-il déclaré. 

Mais, malgré cette volonté de participer au développement de son pays, la réapparition de Muanda Nsemi est loin de faire l’unanimité parmi les Congolais. « Si Tshisekedi est sérieux avec sa volonté de bâtir un État de droit, il doit s’assurer que Ne Mwanda Nsemi répondent de ses actes et ceux de sa milice dans un procès équitable. Il ne doit pas rester impuni, serait-ce en contrepartie de son allégeance éventuelle », a écrit sur son compte Twitter, le mouvement citoyen Lutte pour le changement (LUCHA). 

Le mouvement citoyen semble faire allusion à des dizaines de personnes qui ont trouvé la mort lors des affrontements entre sa milice BDK et les forces de l’ordre en 2007, 2008 et 2017. 

Il ne faut pas confondre décrispation et impunité pour des criminels notoires tels que Zacharie Badiengela alias Ne Mwanda Nsemi. Cet homme est responsable de morts et d’abus graves des droits de l’homme, en plus de prôner publiquement la haine ethnique et la sécession de la RDC

La grâce de Muanda Nsemi pourrait également agacer le camp Kabila. Lequel semble se souvenir encore de ce 17 mai 2017 quand les adeptes du BDK libérèrent leur leader se jouant ainsi des forces de l’ordre.

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