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Les entreprises de taille intermédiaire françaises montent au créneau avant les présidentielles de 2027 : fiscalité, transmission et décrochage industriel concentrent leurs inquiétudes.
Les dirigeants d’ETI ne cachent pas leur nervosité. À moins d’un an de l’ouverture de la campagne présidentielle, les représentants de ces entreprises positionnent leurs dossiers prioritaires : la fiscalité sur le patrimoine et la transmission, et le recul persistant de l’industrie dans l’économie française.
Le signal d’alarme sur la désindustrialisation n’est pas nouveau, mais les chiffres restent frappants. L’industrie ne représente plus qu’à peine 10,5 % du PIB français, contre le double en Italie ou en Allemagne. Un fossé que les patrons d’ETI refusent de voir se creuser davantage, et qui donne une tonalité particulière à leurs revendications à l’approche du scrutin.
La fiscalité, premier sujet de crispation
C’est le dossier qui concentre le plus de tension. Les dirigeants redoutent un alourdissement de la pression fiscale après l’élection, notamment sur le patrimoine professionnel et les mécanismes de transmission d’entreprise. “On va encore nous mettre la tête sous l’eau”, résume l’état d’esprit décrit par plusieurs patrons interrogés sur le sujet.[1]
La crainte est précise : que les arbitrages budgétaires du prochain quinquennat ciblent les entreprises familiales et les ETI, dont les structures capitalistiques sont particulièrement exposées à toute réforme de la fiscalité patrimoniale. Le modèle allemand, où le système fiscal est conçu pour protéger le capital social des entreprises familiales et éviter de l’éroder, est souvent cité en contrepoint.[4]
10,5 % du PIB : le décrochage industriel en chiffres
Le rapport de force avec l’Allemagne et l’Italie structure le discours des ETI sur la réindustrialisation. Quand la France plafonne à 10,5 % de part industrielle dans son PIB, ses voisins affichent environ le double. Ce déséquilibre alimente la demande d’une politique industrielle stable, lisible sur plusieurs années, capable de traverser les alternances.
Les ETI se présentent ici comme un levier sous-utilisé : moins exposées aux délocalisations que les grands groupes, ancrées dans les territoires, elles estiment porter une part de la réponse à condition que la fiscalité et le cadre réglementaire ne pénalisent pas les investissements de long terme.
La transmission, angle mort des programmes
Derrière la fiscalité, la question de la transmission des entreprises revient comme un refrain. Les dirigeants d’ETI pointent le risque de voir des entreprises saines changer de mains ou disparaître faute d’une organisation fiscale et juridique adaptée au passage de génération.
En positionnant ces dossiers dès maintenant, les ETI cherchent à peser sur l’agenda des candidats bien avant que les programmes ne soient figés. L’exercice est rodé : faire remonter les contraintes opérationnelles dans le débat public avant que la campagne ne réduise tout à des formules générales sur la compétitivité.
Sources
2 sources · 2 faits sourcés
- Leapmotor D99 : 1 160 km d’autonomie et générateur d’oxygène pour 32 000 euros - juillet 3, 2026
- ETI de France : fiscalité et transmission industrielle, les priorités avant 2027 - juillet 3, 2026
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