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Fondée à Toulouse en 2015, Donecle vient de lever 10 millions d’euros pour industrialiser son système de drones autonomes capables d’inspecter un avion en deux heures, contre jusqu’à seize heures par voie humaine.
Le tour de table, annoncé en avril 2026, est mené par Irdi Capital Investissement et Swen Capital Partners, avec la participation de GSO Innovation et de l’Agence régionale des investissements stratégiques d’Occitanie. Il combine fonds propres, dette bancaire et une subvention France 2030. La start-up avait déjà levé 5,6 millions d’euros en 2023, auprès d’AkzoNobel, d’un client américain et de Bpifrance.
Concrètement, trois drones de 4 kg survolent le fuselage, captent des milliers de photos haute définition, et des algorithmes analysent les images pour repérer les défauts avec une précision millimétrique. Une station au sol gère la planification de mission et la répartition des tâches entre appareils. Sur un A320, cette séquence s’exécute en vingt minutes selon les données les plus récentes de l’entreprise, là où une inspection visuelle traditionnelle mobilise une dizaine de techniciens et des nacelles pendant plusieurs heures.
Certification double Airbus-Boeing, 15 clients dans 15 pays
Donecle est, selon La Dépêche du Midi, le seul opérateur de drones à avoir décroché la double certification Airbus et Boeing, ce qui lui ouvre théoriquement 80 % de la flotte mondiale. Sa clientèle compte déjà quinze compagnies ou prestataires dans quinze pays : Lufthansa, United Airlines, Latam, DHL, et Air France Industries KLM Engineering & Maintenance, partenaire depuis 2016. Le secteur militaire s’y intéresse aussi. Le modèle commercial repose sur la location par abonnement, pas sur la vente de matériel. [1]
Les gains sont chiffrés clairement : huit fois moins de temps d’immobilisation par rapport à un contrôle manuel, avec des économies directes sur les coûts d’indisponibilité des appareils. L’enjeu est particulièrement sensible lors des inspections non programmées, déclenchées après un impact de foudre. “Par principe de précaution, les appareils sont immobilisés pour trouver le point d’entrée et de sortie”, expliquait le cofondateur Matthieu Claybrough dans une présentation antérieure à L’Usine Nouvelle. [4]
Maintenance prédictive et croissance externe d’ici fin 2026
Les 10 millions serviront à développer la commercialisation et à construire un logiciel de maintenance prédictive. L’idée : intégrer les données collectées vol après vol pour anticiper les réparations avant qu’elles ne s’imposent, et réduire encore le temps d’immobilisation. [2]
Un rachat d’entreprise est également envisagé d’ici la fin de l’année, selon La Dépêche du Midi, en parallèle de l’ouverture d’une filiale à Chicago. La start-up dit vouloir multiplier sa taille par dix d’ici 2030, en partant de sa position de fournisseur référencé chez les grands donneurs d’ordre du transport aérien mondial. Dix nouveaux emplois doivent être créés à Toulouse dans la foulée de cette levée. [3]
Sources
4 sources · 4 faits sourcés
- Macron lance des portes ouvertes en usines avant Choose France, sur le modèle du patrimoine - juillet 7, 2026
- Donecle lève 10 millions d’euros pour inspecter les avions en 2 heures au lieu de 16 - juillet 7, 2026
- Kéfir Symbiose : 600 000 euros investis pour embouteiller à Ivry-sur-Seine - juillet 7, 2026
