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Emmanuel Macron a annoncé l’organisation de journées portes ouvertes dans des sites industriels, sur le modèle des Journées du patrimoine, pour sensibiliser les Français à l’industrie avant le sommet Choose France.
Les 30 et 31 mai, des usines et sites industriels français ont ouvert leurs portes au grand public. L’initiative, lancée par l’Élysée sous l’intitulé “Journées de Choose France”, reprend le principe des Journées du patrimoine : offrir un accès libre à des lieux habituellement fermés, cette fois dans l’économie productive plutôt que dans les monuments historiques.
La formule est directe. Macron veut que “nos compatriotes voient l’importance de l’industrie et de la force de ces projets” accompagnés par l’État, selon les termes rapportés par Le Télégramme. L’objectif affiché : ancrer dans l’opinion publique la réalité concrète de la réindustrialisation, au moment où le sommet Choose France rassemble à Versailles les grands investisseurs étrangers.
Choose France 2026 : des engagements sur des sites bien identifiés
Le sommet, qui s’est tenu début juin, a été présenté comme le dernier pour Emmanuel Macron. Les annonces ont visé des secteurs précis. Bull, ex-filiale d’Atos spécialisée dans les supercalculateurs dédiés à l’intelligence artificielle et principalement implantée à Angers, doit ouvrir des lignes de production. Le projet prévoit d’assembler des centres de données et des serveurs dont les pièces seront fabriquées dans les usines de Foxconn en République tchèque, avec à terme l’ambition de produire des cartes mères en France, selon Le Figaro. [3]
Dans le secteur de l’énergie, deux sites concentrent l’attention. À Fos-sur-Mer, l’usine de fer décarboné GravitHy réunit Rio Tinto, le Japan Hydrogen Fund, Siemens et Engie. Le fer y sera produit à partir d’hydrogène vert, sans énergie fossile. La construction doit démarrer en 2027 pour une mise en production en 2030. À Hambach, en Moselle, HoloSolis, appartenant au groupe néerlandais InnoEnergy, sera la plus grande usine de cellules et modules photovoltaïques d’Europe à son ouverture prévue en 2027.
Tekever et Ikea : deux profils d’investisseurs, un même cap emploi
Le constructeur de drones portugais Tekever s’est engagé à investir 100 millions d’euros en France sur cinq ans. [3] De son côté, Ikea France mise sur un format de proximité avec ses magasins compacts : le premier a ouvert le 27 mai à Limoges, un second est prévu au Mans. L’enseigne suédoise annonce dix ouvertures supplémentaires d’ici 2030 et un investissement de 35 millions d’euros sur la période 2026-2030, avec jusqu’à 300 emplois à la clé en France. [3]
Les portes ouvertes en usines constituent donc moins un geste symbolique qu’un outil de récit industriel : montrer aux territoires ce que les annonces de Versailles produisent concrètement, avant même que les premières lignes de production ne tournent.
Sources
1 source · 3 faits sourcés
- Voitures électriques : 29 % de parts de marché en mai 2026, un record historique en France - juillet 7, 2026
- Macron lance des portes ouvertes en usines avant Choose France, sur le modèle du patrimoine - juillet 7, 2026
- Donecle lève 10 millions d’euros pour inspecter les avions en 2 heures au lieu de 16 - juillet 7, 2026
