La consommation des ménages en 2020 : Une économie fortement impactée par la Covid-19

Dans un contexte d’une économie fortement impactée par la Covid-19, l’année 2020 a été une année très éprouvante pour le budget des Français. En effet, la crise a eu notamment pour conséquences de limiter le pouvoir d’achat des ménages en impactant leurs revenus.

Déjà en septembre 2020, le projet de loi de finances (PLF) pour 2021 a entériné une chute du pouvoir d’achat de 0,5 %. Retour donc sur la consommation des ménages en 2020, une année fortement impactée par la crise sanitaire.

1er trimestre 2020

D’après les évaluations de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), la consommation des ménages en biens sur l’ensemble du 1er trimestre 2020 a baissé nettement. Les dépenses s’élèvent à 285,6 milliards d’euros contre 302,8 milliards d’euros au dernier trimestre de 2019. Pour en savoir plus et suivre toute l’actualité économique, nous vous invitons à faire un tour sur : https://magazine-economie.fr/ : site spécialisé sur le pouvoir d’achat et la consommation

À partir du mois de mars, avec la mise en place d’un confinement strict dès le 17, on assiste à une baisse de 17,9 %. Il s’agit de la plus forte baisse jamais enregistrée sur un mois depuis 1980. Pour rappel, c’est l’année à partir de laquelle cet indicateur a commencé à être mesuré.

Toujours au 1er trimestre 2020, on assiste à une chute de -42,3 % en ce qui concerne la consommation de biens fabriqués ; une baisse inédite également.

Le confinement a, par ailleurs, eu pour conséquence une chute de 27 % de la consommation des carburants routiers.

Seule la consommation alimentaire a connu une nette augmentation : +7,8 % pour le mois de mars. Sur l’ensemble du trimestre, on estime à + 2,4 % l’augmentation de la consommation alimentaire toutefois, il faut souligner que par rapport à l’année 2019 et plus précisément au mois de mars, les dépenses de consommation des ménages ont aussi baissé de 18,9 %.

2ème trimestre 2020

Sans surprise, en raison de la période de confinement, les dépenses de consommation des ménages baissent jusqu’à 252,9 milliards d’euros (-11,5 %). Le produit intérieur brut (PIB), qui mesure la richesse nationale, baisse fortement de -13,8 % après la baisse de -5,9 % au 1er trimestre. Cela est notamment dû à l’arrêt des activités « non essentielles » dans le contexte du confinement. Mais après le point bas atteint en avril, la levée progressive des restrictions a permis une reprise graduelle de l’activité économique vers mai et juin.

Par contre avec le confinement, le taux d’épargne des ménages a atteint, toujours selon l’Insee, 27,4 % au cours de ce 2ème trimestre 2020. Rappelons que ce taux d’épargne était de 15,1 % au dernier trimestre de l’année 2019 et de 19,7 % au 1er trimestre 2020. Une hausse qui peut s’expliquer par la baisse de la consommation et au report des dépenses d’investissement. Ajoutons aussi que dans ce contexte fortement anxiogène, nombreux sont les ménages qui ont préféré renforcer leurs épargnes de précaution.

3ème trimestre 2020

Comparativement aux deux premiers trimestres de l’année, le 3ème trimestre 2020 a été marquée par une hausse des dépenses de consommation des ménages. Ceux-ci se sont en effet élevés à 298,1 milliards d’euros ; soit une hausse de +17,9 %. Entre le mois de mai et fin août et à la faveur de la reprise de plusieurs activités, la consommation en biens a enregistré une nette progression. Le PIB en volume a donc rebondi de +18,2 %, après la chute de -13,8 % au trimestre précédent. Toutefois, il faut souligner que le PIB reste toujours en dessous de son niveau d’avant la crise sanitaire.

Après cette légère hausse, à partir de la rentrée, la courbe s’est à nouveau infléchie de manière significative. Selon l’Insee, cette chute s’explique notamment par le repli de 6,8 % des acquisitions de biens manufacturées. Ajoutons à cela la diminution de 4,8 % des sommes consacrées aux achats alimentaires, sans oublier la légère baisse des dépenses énergétiques. Mais de manière générale, on peut dire qu’au cours de 3ème trimestre, l’économie a connu une nette amélioration après la grosse chute à partir de mars en raison du confinement.

L’un des faits notables du 3ème trimestre qu’il est important de souligner, c’est que le revenu des ménages a connu sa plus forte hausse depuis 1983. D’après l’Insee, ces revenus sont supérieurs de 1 % par rapport à ceux qui ont été enregistrés au cours de la même période l’année dernière.

4ème trimestre 2020

Après une chute de l’activité économique au 2ème trimestre, liée notamment au premier confinement, puis un net rebond au 3ème trimestre, l’économie a subi en fin d’année un nouveau choc négatif. En cause, la reprise de l’épidémie et la mise en place des mesures sanitaires pour limiter la propagation du virus. Toutefois, l’impact de ce 2ème confinement, allégé fin novembre avec la réouverture des commerces, est moins fort que le premier. Ce moindre impact peut être considéré comme étant la conséquence d’une plus forte différenciation de l’état des restrictions entre les différents secteurs d’activité.

Selon l’Insee, la perte de consommation en novembre a été « environ moitié moindre qu’en avril ». Les postes de consommation les plus touchés sont entre autres :

  • les achats de biens manufacturés non essentiels
  • les dépenses de carburant
  • les services.

Pour finir, le 4ème trimestre 2020 est marqué par une petite hausse de la consommation des ménages en décembre, en raison de l’allègement des mesures restrictives et à cause des fêtes de fin d’année.

Impacts de la crise sanitaire de la Covid-19

Outre les conséquences sanitaires, la crise sanitaire du coronavirus en 2020 a eu également de nombreuses conséquences économiques, financières, sociales, culturelles, environnementales et politiques. À ce propos, il faut souligner que les habitudes et pratiques de consommation des Français ont particulièrement changé. On note par exemple une utilisation fréquente du drive lors des confinements successifs.

Par ailleurs, une étude de l’entreprise d’analyse de données, Nielsen, a révélé que la part du marché du e-commerce alimentaire est en moyenne de 7,8 % sur l’année. Il s’agit là d’une augmentation de 2 points par rapport à l’année passée.

La crise sanitaire de la Covid-19 a fortement touché les entreprises françaises, mais un peu partout dans le monde aussi. L’État a mis en place quelques solutions pour venir en aide aux petites entreprises, micro-entrepreneurs, indépendants et professions libérales, particulièrement touchés. Mais d’après une étude de l’assureur-crédit Euler Hermes, malgré ces aides, des difficultés de trésorerie devraient fortement ressentir en 2021.

En ce qui concerne les secteurs les plus touchés par cette crise sanitaire, on peut citer l’hôtellerie-restauration, l’habillement et surtout les activités de loisirs. On estime à près de -20 % les pertes d’exploitation.

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