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Emmanuel Macron a annoncé des journées portes ouvertes dans des entreprises françaises et étrangères, calquées sur le modèle des Journées du patrimoine, avec une première édition fixée au 30 mai 2026.
L’idée est directe : faire entrer le grand public dans les usines, les sites de production, les labs. Macron veut que « nos compatriotes voient l’importance de l’industrie », selon ses propres mots repris par BFM. Ces nouvelles Journées Choose France s’inscrivent dans le prolongement du sommet annuel de Versailles, mais en descendent vers le territoire.
Le format emprunte à celui des Journées du patrimoine : des ouvertures exceptionnelles de sites normalement fermés au public, un week-end par an, sur l’ensemble du territoire. La différence, c’est le sujet. Là où le patrimoine ouvre des châteaux et des monuments, ces journées ouvrent des chaînes de montage, des salles blanches, des ateliers de fabrication.
231 projets et 87 milliards d’euros depuis le lancement de Choose France
Depuis six ans, le sommet Choose France au château de Versailles a permis de mettre en avant les investisseurs étrangers qui parient sur la France. 231 projets représentant 87 milliards d’euros ont été présentés depuis son lancement, selon Ouest-France [3]. Avant la fin de son deuxième quinquennat, Macron a voulu donner une dimension grand public à cet effort de séduction industrielle.
Les Journées Choose France ne se limitent pas aux seules entreprises étrangères. Elles mettent à l’honneur autant des groupes français qu’étrangers, du moment qu’ils investissent ou innovent sur le sol national.
D’Armor Group près de Nantes à UPSA à Agen : des sites concrets ouverts le 30 mai
Les premiers sites annoncés donnent une idée du spectre visé. Armor Group, spécialiste nantais de l’impression des codes-barres devenu numéro un américain dans son secteur, ouvrira son site de La Chevrollière, près de Nantes, le samedi 30 mai 2026 [3]. À Agen, UPSA, dont le site du Passage-d’Agen produit du paracétamol, ouvrira également ses portes ce même jour, selon La Dépêche [5].
Ces ouvertures ne sont pas anodines. Armor Group illustre la trajectoire d’une PME française rachetée par des intérêts américains mais qui continue à produire en France. UPSA, de son côté, représente un maillon de souveraineté pharmaceutique : son site fabrique l’un des médicaments les plus consommés du pays.
Une logique de reconquête de l’image industrielle
L’initiative s’inscrit dans un mouvement plus large. En avril 2026, Macron avait annoncé vouloir appliquer la « méthode Notre-Dame » à 150 projets industriels stratégiques à travers la France, selon Le Monde [4]. L’idée directrice est la même : mobiliser, accélérer, et rendre visible ce qui se construit.
Ouvrir les usines au public, c’est aussi un pari pédagogique. Montrer concrètement ce que fabrique la France, à qui, et dans quelles conditions. Le format Journées du patrimoine a prouvé son efficacité pour réconcilier les Français avec leur histoire bâtie. Le pari, ici, est de faire la même chose avec leur tissu productif.
Sources
3 sources · 4 faits sourcés
