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Fin mai 2026, la France a ouvert 111 sites industriels au public pendant trois jours pour matérialiser les promesses d’investissement du sommet Choose France.
Le principe est calqué sur les Journées du patrimoine : des usines, des laboratoires pharmaceutiques, des centres de données, des entrepôts logistiques et des ateliers artisanaux accueillent des visiteurs pour leur montrer concrètement ce que produisent les engagements pris à Versailles. Les 29, 30 et 31 mai 2026, 92 entreprises ayant investi en France ont joué le jeu.
Pour l’exécutif, l’enjeu dépasse le symbole. À moins d’un an de la fin du double mandat d’Emmanuel Macron, cette neuvième édition du sommet Choose France s’impose comme un test de crédibilité. La question que tout le monde pose : les milliards annoncés se traduisent-ils réellement en emplois pérennes et en ancrage territorial, ou restent-ils des effets d’annonce ?
111 sites, 92 entreprises : le pari de la transparence industrielle
L’ouverture de 111 sites sur l’ensemble du territoire répond à une critique récurrente adressée à Choose France : trop de data centers, trop de sièges régionaux, pas assez d’usines. L’édition 2026 a donc mis en avant des sites de production au sens strict, des lignes de fabrication, des espaces de recherche et développement, pour contrebalancer cette perception.[2]
Le dispositif s’adresse autant aux riverains qu’aux élus locaux. Voir une chaîne d’assemblage en activité, croiser des techniciens et des ingénieurs sur leur poste, c’est une façon de rendre visible ce qui reste souvent abstrait dans les bilans économiques. Macron y voit un début de réponse à ceux qui doutent des retombées territoriales réelles de sa politique d’attractivité.
Le président l’a formulé sans détour le 8 juin 2026 à Amiens, devant les salariés de Goodyear : « Tout ça montre une chose : la réindustrialisation est possible. »[3] La ville garde en mémoire la fermeture du site nord de l’équipementier, qui avait emporté plus d’un millier d’emplois il y a une dizaine d’années.
Choose France 2026, dernière grand-messe versaillaise avant la fin du mandat
Cette édition a une dimension particulière pour Macron. C’est probablement la dernière qu’il préside sous les ors du château de Versailles. Le sommet doit donc démontrer que la France sait encore attirer des projets industriels au sens strict, dans un contexte où les flux d’investissements directs étrangers se reconfigurent et où les concurrents européens se repositionnent agressivement pour capter les mêmes projets.
La Tribune résume l’enjeu : Choose France 2026 « devra attester que ces investissements se traduisent en emplois durables et en ancrage territorial mesurable ».[2] Les Journées Choose France constituent, selon la même source, « un début de réponse » à cette exigence de preuve.
En novembre 2025, Macron avait lui-même fixé le cap en appelant à « assumer une politique de protection de notre industrie, et ce n’est pas un gros mot ».[4] Le déploiement territorial des Journées Choose France s’inscrit dans cette logique : sortir la politique industrielle des salons feutrés pour l’installer dans les territoires.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Sites ouverts au public | 111 |
| Entreprises participantes | 92 |
| Durée de l’événement | 3 jours (29-31 mai 2026) |
| Édition du sommet Choose France | 9e édition |
Source : La Tribune
Réindustrialisation française : ce que révèle Choose France
Un baromètre pour l’attractivité française
Le Parisien cite Macron : 2026 sera « un baromètre pertinent de l’attractivité de la France ».[1] La formule résume la pression qui pèse sur cette édition. Les critiques pointent depuis plusieurs années un déséquilibre entre les volumes d’investissements affichés et le nombre d’emplois réellement créés, un écart que les Journées Choose France cherchent précisément à réduire, au moins sur le plan de la perception.
Les types de sites retenus témoignent d’une volonté de diversité sectorielle : automobile, pharmacie, numérique, logistique, artisanat. Cette palette couvre l’ensemble du tissu productif français, des grandes usines aux ateliers de taille intermédiaire, pour ne pas laisser l’image de Choose France cantonnée aux seuls grands groupes étrangers débarquant à Versailles avec des chèques en blanc.
La suite appartient aux chiffres que le gouvernement rendra publics sur les créations d’emplois effectives et les investissements mis en production. C’est sur ce terrain-là que se jouera le vrai verdict de la politique industrielle conduite depuis 2017.
Journées Choose France 2026 : les chiffres clés
- 111 sites industriels ouverts au public les 29, 30 et 31 mai 2026 lors des Journées Choose France.
- 92 entreprises ayant investi en France ont participé à l'opération sur tout le territoire.
- 9e édition du sommet Choose France, probablement la dernière présidée par Macron à Versailles.
- Le dispositif inclut usines automobiles, sites pharmaceutiques, centres de données et ateliers artisanaux.
- Macron a défendu son bilan industriel à Amiens le 8 juin 2026 devant les salariés de Goodyear.
Sources
4 sources · 5 faits sourcés
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