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La neuvième édition de Choose France, tenue le 1er juin au château de Versailles, affiche 93 milliards d’euros d’investissements sur 71 projets et 15 600 emplois à la clé. Emmanuel Macron parle d’édition « record ».
Le chiffre fait la une : 93 milliards d’euros. C’est le montant total des investissements étrangers confirmés lors de cette neuvième édition du sommet Choose France, contre 87 milliards cumulés sur l’ensemble des huit éditions précédentes depuis 2018. Un saut spectaculaire, mais qui doit beaucoup à un seul acteur : le japonais SoftBank pèse à lui seul 45 milliards dans la balance.
Près de 200 grands patrons étrangers avaient fait le déplacement à Versailles. L’Élysée revendique 71 nouveaux projets et 15 600 emplois créés. Macron a qualifié l’édition de « record », probablement conscient qu’il s’agit là de sa dernière grand-messe versaillaise avant la fin de son double mandat.
L’IA dévore les annonces, Nebius sur le site Bridgestone
L’intelligence artificielle concentre les engagements les plus massifs. L’américain Salesforce annonce 2 milliards d’euros supplémentaires en France, dont l’ouverture de son premier hub européen d’innovation IA à Paris. La société néerlandaise Nebius, spécialiste du cloud IA, prévoit de transformer l’ancien site Bridgestone en un campus de calcul haute performance : plus de 8 milliards d’euros investis pour une capacité cible de 240 mégawatts.[4]
Dans la même veine, le groupe MGX (Abu Dhabi) et Bpifrance annoncent la sélection prochaine d’un second site dédié à l’IA, représentant environ 7,5 milliards d’euros et 700 emplois permanents. Le duo Verne-Ardian prévoit quant à lui un campus d’infrastructure numérique en Île-de-France, jusqu’à 5 milliards d’euros pour une capacité de 500 MW. Le groupe émirati Phoenix, associé à DC Max, annonce un premier data center de 18 MW dans la région lyonnaise, avec un plan global pouvant atteindre 4 milliards d’euros pour environ 500 MW sur le territoire national.
Énergie, logistique et spatial : les autres piliers
Hors IA, les engagements couvrent un spectre large. Le portugais EDP s’engage sur 1,3 milliard d’euros d’investissements en France d’ici 2030, répartis entre éolien terrestre et offshore, solaire, stockage par batteries et infrastructures de réseau. Stellantis confirme de son côté 1 milliard d’euros pour développer et produire trois nouveaux modèles Peugeot électriques ou hybrides dans son usine de Mulhouse.[5]
Côté logistique, Amazon annonce trois nouveaux sites et un centre de distribution pour 400 millions d’euros et plus de 3 000 emplois permanents. InPost, propriétaire de Mondial Relay, s’engage sur au moins 500 millions d’euros supplémentaires en France d’ici 2030 et 750 créations de postes. Le groupe immobilier belge VGP investira plus de 1,5 milliard dans des parcs d’activités et entrepôts logistiques.[4]
Dans le spatial, la société monégasque Venturi Space porte son investissement total à 250 millions d’euros pour son centre de technologies à Toulouse, dédié à la mobilité lunaire et martienne et à l’assemblage d’astromobiles.
Derrière les milliards, la question de l’ancrage industriel
Le tableau n’est pas sans nuances. La critique récurrente vise la part des data centers et des sièges régionaux dans ce total, au détriment des usines et des lignes de production qui font la réindustrialisation au sens strict. Selon La Tribune, le sommet devra démontrer que ces engagements se traduisent en emplois durables et en ancrage territorial mesurable, pas seulement en mégawatts numériques.[3]
Pour répondre à cette attente, l’exécutif a organisé les « Journées Choose France » les 29, 30 et 31 mai, avec 111 sites industriels ouverts au public dans 92 entreprises ayant déjà investi en France : usines automobiles, sites pharmaceutiques, entrepôts logistiques. Une tentative de donner une réalité concrète aux chiffres de Versailles, avant que les projets annoncés ce 1er juin ne passent eux-mêmes à l’étape de la construction.
Sources
3 sources · 4 faits sourcés
- Choose France 2026 : 93 milliards d’euros et 15 600 emplois annoncés à Versailles - juillet 2, 2026
- EVA à l’ISS : Christopher Williams et Jessica Meir passent 6h30 dehors pour Canadarm2 - juillet 2, 2026
- Thundart : la France choisit Safran et MBDA pour sa roquette longue portée face à Thales-ArianeGroup - juillet 2, 2026
