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Ibuprofène et Coronavirus

Selon le célèbre journal français “Le Figaro”, les anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent être liés à des formes graves du Coronavirus Covid-19 chez des sujets jeunes et sains.

La rumeur s’est répandue d’abord parmi les médecins, puis dans les médias sociaux. L’alerte a ensuite été relayée par les autorités sanitaires, le ministre de la Santé et le directeur général de la Santé français : “La prise d’anti-inflammatoires (ibuprofène, cortisone…) pourrait être un facteur d’aggravation de l'”infection”. a déclaré Olivier Véran dans un tweet du samedi 14 mars, en demandant “de prendre du paracétamol” en cas de fièvre (ajoutons-nous, toujours selon les particularités du patient).

“Des effets indésirables graves liés à l’utilisation d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) chez des patients atteints de COVID19 ont été signalés, des cas possibles ou confirmés”. Le traitement de la fièvre ou de la douleur non tolérée dans le cadre de la COVID19 ou de toute autre virose respiratoire est basé sur le paracétamol (une théorie discutée comme la réduction de la fièvre peut laisser le virus libre. NDR ), sans dépasser la dose de 60 mg / kg / jour et 3 g par jour” , a rappelé le Directeur général de la santé, ajoutant : “Eviter toute automédication”.

Il faut cependant veiller à arrêter ces produits dans certaines maladies chroniques : ils peuvent être indispensables et il est conseillé, si le médecin a prescrit des AINS ou de la cortisone, de ne pas les arrêter sauf indication contraire de sa part. “Le message correct n’est pas l’automédication mais d’éviter les interruptions brutales de ces traitements pour les maladies chroniques dès qu’il n’y a plus de fièvre ou de signes respiratoires”. , a averti en début d’après-midi sur Twitter, le chef du service des urgences et du Samu du CHU de Lille, Patrick Glodstein.

Les effets secondaires des AINS : il y aurait des problèmes considérables en cas d’infection virale
Attention aux AINS et au surdosage de paracétamol

Attention également au surdosage de paracétamol : la dose maximale recommandée sans ordonnance est de 3 grammes par jour (et non 4 comme vous le pensez trop souvent), avec des doses espacées de six heures. Selon certains, vous

Pour l’instant, les informations sont basées uniquement sur les observations faites auprès des patients admis aux soins intensifs. Les médecins rapportent que des “doses massives d’AINS” ont été prises en particulier par des jeunes sans comorbidité, qui souffrent de formes graves de la maladie.

Cependant, on ne sait pas si les patients atteints de formes graves ont pris plus d’AINS que les autres : ces produits sont largement utilisés en auto-prescription. Il est donc difficile de savoir avec certitude, même en cas de suspicion, si ces drogues sont réellement impliquées dans ces formes graves.

Il n’en reste pas moins que ces médicaments, largement utilisés en automédication (près de 50 millions de boîtes d’ibuprofène sont vendues chaque année) parce qu’ils sont efficaces contre la fièvre et la douleur, sont connus pour être potentiellement dangereux dans un environnement infectieux. Plus efficaces que le paracétamol, elles seraient également plus risquées.
Quel est l’effet négatif des AINS

L’inflammation est une réaction normale de l’organisme aux infections et un signe d’avertissement. En atténuant la réponse du système immunitaire, la prise d’un anti-inflammatoire peut donc non seulement entraver la réaction de l’organisme à l’entrée d’un agent pathogène, mais surtout masquer les signes de gravité, retardant ainsi le diagnostic et le soutien.

Le même processus est observé avec la cortisone et les patients sous corticothérapie sont connus pour présenter un risque d’infection plus élevé.

D r Annie Pierre Jonville Bera, responsable du centre régional de pharmacovigilance, déclarait récemment au Figaro : “Des études animales ont montré que l’ibuprofène favorise la croissance de certaines bactéries même en présence d’un antibiotique, probablement en modifiant une protéine, la vimentine, qui est impliquée dans leur adhésion et donc dans leur prolifération” : Les risques peu connus de l’ibuprofène.
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Cela n’est pas une surprise pour les médecins : largement utilisés en automédication, les AINS* (aspirine, ibuprofène, kétoprofène, diclofénac, etc.) ont déjà été signalés par les autorités sanitaires.

En avril dernier, l’Agence des médicaments a publié une enquête de pharmacovigilance sur deux des plus utilisés (ibuprofène et kétoprofène), dont les conclusions “suggèrent le rôle aggravant de ces AINS en cas d’infection”.

Sur l’ensemble des cas signalés depuis 2000, près de 400 complications infectieuses graves ont été provoquées chez des enfants ou des adultes “souvent jeunes” et sans facteur de risque ou de comorbidité. Il s’agissait d’infections graves de la peau et des tissus mous, de septicémie, d’infections pleuroplombaires, neurologiques ou ORL. “Ces complications infectieuses ont été observées après de courtes périodes de traitement”, ont observé les auteurs.

 

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