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Thales et ArianeGroup ont validé par un tir réussi un missile longue portée conçu pour réduire la dépendance française aux munitions américaines, selon une annonce publiée le 16 juin 2026.
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Un tir qui valide le concept de missile économique longue portée
Thales et ArianeGroup ont conduit un essai en vol concluant d’un missile longue portée développé dans une logique de coût réduit. L’objectif affiché : proposer à l’armée française une alternative aux munitions importées, en particulier américaines, dont la dépendance pèse sur l’autonomie opérationnelle des forces.
Ce type de programme s’inscrit dans un contexte où Paris cherche à rapatrier la maîtrise de ses filières de frappe dans la profondeur, après des années de recours à des solutions alliées faute d’équivalents nationaux compétitifs en coût.
Thales et ArianeGroup : deux industriels aux compétences complémentaires
L’association entre Thales, spécialiste des systèmes de guidage et des capteurs, et ArianeGroup, qui maîtrise la propulsion et les structures de missiles, place ce programme dans une logique de consolidation de la filière française. Les deux groupes réunissent les briques technologiques nécessaires à un missile autonome, précis et produit à un coût unitaire contenu.
La dimension économique est explicitement revendiquée : un missile peu coûteux peut être produit en grande série, ce que les munitions de précision importées ne permettent pas à budget constant.
L’enjeu de souveraineté derrière chaque tir d’essai
Chaque validation en vol réduit le risque programmatique et rapproche le système d’une décision de commande ferme par la Direction générale de l’armement. La France dispose déjà du missile de croisière SCALP et du futur ASMP-A rénové pour la dissuasion, mais le segment des frappes conventionnelles longue portée à faible coût reste un angle à combler.
Ce tir réussi constitue une étape technique, pas encore une commande. La prochaine échéance sera la qualification du système et l’expression d’un besoin opérationnel formalisé par l’état-major.
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