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Le bonus écologique sur les voitures particulières neuves a été supprimé pour toute commande passée depuis le 1er juillet 2025. Un autre mécanisme prend la suite, moins visible mais bien réel.
L’enveloppe prévue par la loi de finances pour 2025 est épuisée. Le gouvernement l’a confirmé : plus de bonus écologique au sens classique du terme pour quiconque commande une voiture électrique neuve depuis mi-2025. Le dispositif auquel des millions d’acheteurs s’étaient habitués depuis des années ne sera pas reconduit sous sa forme directe.
Ce qui change concrètement, c’est le canal de versement de l’aide. Elle transite désormais par les certificats d’économie d’énergie, les CEE. Ce mécanisme oblige les fournisseurs d’énergie, qu’ils vendent de l’électricité, du gaz, du fioul ou des carburants, à financer des actions de réduction de la consommation énergétique. L’achat d’un véhicule électrique neuf entre dans ce cadre.
CEE : contacter le fournisseur avant de signer
La procédure diffère du bonus classique et c’est là que l’acheteur peut se faire piéger. Selon Service-Public.fr, la prime CEE doit être sollicitée avant la signature du bon de commande du véhicule. Pas après, pas en même temps : avant. Certains fournisseurs d’énergie ne proposent pas cette prime en direct mais uniquement via des professionnels mandatés. Autant le vérifier en amont pour ne pas perdre l’aide par inadvertance.
Le marché de l’électrique neuf reste sous pression fiscale par ailleurs. Le malus au poids, qui devait s’étendre aux véhicules 100 % électriques dès juillet 2026, a été abandonné dans le budget adopté en février 2026 par le gouvernement. Mais la mesure reste dans les tuyaux pour 2027-2028, selon Le Progrès. En 2027, le malus écologique dans son ensemble devrait rapporter 4,44 milliards d’euros, soit sept fois plus qu’en 2023 d’après Dataneo et L’Argus. [2]
Un marché qui redémarre malgré tout en mai 2026
Sur le terrain, les immatriculations reprennent. En mai 2026, une voiture particulière neuve sur trois vendue en France était électrique, selon La Dépêche, et le marché global repart à la hausse après plusieurs mois difficiles. Sur les cinq premiers mois de l’année, 668 379 immatriculations ont été enregistrées, le marché étant quasiment stable à -0,64 % sur un an. [3]
Le contexte joue en faveur de l’électrique : la hausse des carburants liée au conflit en Iran pousse une partie des acheteurs vers la motorisation zéro émission, par calcul autant que par conviction. L’occasion électrique attire aussi, portée par la chute des prix et l’afflux de modèles sur le marché secondaire. Le report du malus occasion rétroactif au 1er janvier 2027 préserve pour l’instant ce segment, où les transactions entre particuliers de voitures de plus de dix ans progressent de 4 % avec 171 405 unités, soit 72 % des échanges de particulier à particulier selon AAA Data. [4]
Pour qui envisage un achat neuf avant la fin de l’année, le réflexe à avoir est simple : contacter son fournisseur d’énergie pour obtenir la prime CEE avant toute signature, et vérifier si le modèle visé échappe encore au malus au poids.
Sources
3 sources · 3 faits sourcés
- Copernicus, Adenot, souveraineté : ce que l’Europe spatiale joue à Bruxelles en 2026 - juin 13, 2026
- Salon de Pékin 2026 : batteries en 3 min 44, IA autonome et Leapmotor bientôt en France - juin 13, 2026
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