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Le gouvernement relance le leasing social le 16 juillet 2026 : 50 000 voitures électriques accessibles dès 95 euros par mois, mais avec un catalogue de modèles sensiblement réduit et des règles d’éligibilité plus strictes.
La troisième édition du dispositif démarre avec un budget de 401 millions d’euros. Contrairement aux deux premières campagnes, épuisées en quelques semaines, le gouvernement bride cette fois le nombre de bénéficiaires à 50 000. Le signal est clair : l’argent public est compté, et la sélection, côté acheteurs comme côté constructeurs, s’est durcie.
Pour les ménages éligibles, la promesse reste la même sur le papier : conduire électrique sans apport, avec un loyer mensuel plafonné à 200 euros. Mais les conditions d’accès ont évolué, et le coût réel du contrat mérite d’être regardé de près avant de signer.
Qui peut s’inscrire : revenus, kilométrage, nouveautés 2026
Le dispositif cible les ménages modestes : le revenu fiscal de référence par part ne doit pas dépasser 16 880 euros. Il faut également être actif et « gros rouleur », soit habiter à plus de 10 kilomètres de son lieu de travail, soit parcourir plus de 8 000 kilomètres par an à titre professionnel. Le contrat, en location longue durée (LLD) ou avec option d’achat (LOA), dure au minimum trois ans et doit inclure au moins 12 000 kilomètres annuels sans frais supplémentaires [4].
Nouveauté significative : les bénéficiaires des éditions 2024 et 2025 sont exclus de cette troisième campagne. Une seule aide par personne, point final. Idem pour les véhicules d’occasion ou rétrofités à l’électrique : seuls les véhicules neufs figurant sur la liste de l’ADEME sont acceptés [1].
Une aide qui monte à 9 500 euros selon l’origine du véhicule
Le montant de la subvention varie selon la provenance du véhicule. Le principe de base : 29 % du prix d’achat, plafonné à 6 500 euros. Si la voiture et sa batterie sont fabriquées dans l’Espace économique européen, le plafond grimpe à 9 000 euros. Quand le moteur est lui aussi produit en Europe, une prime complémentaire de 500 euros s’ajoute, portant le maximum à 9 500 euros par véhicule [2].
C’est l’État qui avance la prime, ce qui ramène le premier loyer majoré à zéro euro. Un argument de poids pour les foyers sans épargne disponible.
Au moins 25 % des offres proposées par les concessionnaires conventionnés devront afficher un loyer mensuel inférieur ou égal à 140 euros. Certaines offres descendent déjà sous la barre des 100 euros : Stellantis annonçait en mai 2026 un loyer de 94 euros pour la Citroën ë-C3 [3].
Ce que le leasing social change pour les ménages modestes
20 modèles retenus : le tableau des mensualités
La liste des véhicules éligibles, publiée par l’ADEME, est sensiblement plus courte que lors des éditions précédentes. Renault, Peugeot, Citroën, Opel, Volkswagen, Ford, Fiat, Skoda, Kia, Cupra et Lancia figurent parmi les constructeurs présents. Les mensualités officielles vont de 119 à 189 euros selon le modèle.
| Constructeur | Modèle | Loyer mensuel |
|---|---|---|
| Opel | Corsa électrique | 119 € |
| Fiat | 500e | 129 € |
| Renault | Twingo E-Tech Evolution | 130 € |
| Volkswagen | ID.3 | 139 € |
| Ford | Puma Gen-E | 139 € |
| Renault | 5 E-Tech Evolution | 139 € |
| Skoda | Elroq City | 149 € |
| Ford | Explorer | 159 € |
| Peugeot | e-208 (Allure) | 159 € |
| Renault | 5 E-Tech Techno | 170 € |
| Renault | 4 E-Tech Evolution | 170 € |
| Peugeot | e-2008 (Style) | 179 € |
| Lancia | Ypsilon | 179 € |
| Cupra | Born | 189 € |
| Skoda | Elroq Element | 189 € |
| Kia | EV4 | 189 € |
Source : Le Progrès
Le loyer affiché ne dit pas tout : jusqu’à 85 % de surcoût réel
C’est le point que les candidats au leasing négligent le plus souvent. L’aide de l’État couvre le loyer du véhicule, rien d’autre. Assurance, entretien, recharge électrique : ces postes restent intégralement à la charge du conducteur. Résultat : le coût total annuel peut dépasser de 50 à 71 % le loyer affiché selon le modèle [5].
Exemple avec l’Opel Corsa électrique à 119 euros par mois : en intégrant les coûts d’assurance (estimés à 563 euros annuels) et d’entretien (458 euros), le coût global annuel atteint 2 449 euros, soit un surcoût de 71,5 % par rapport aux seules mensualités. La Kia EV4 à 189 euros affiche, elle, un surcoût de 48,7 %.
| Modèle | Loyer mensuel | Loyers annuels | Assurance est. | Entretien est. | Total annuel | Surcoût |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Opel Corsa électrique | 119 € | 1 428 € | 563 € | 458 € | 2 449 € | +71,5 % |
| Renault Twingo E-Tech Evolution | 130 € | 1 560 € | 502 € | 458 € | 2 520 € | +61,5 % |
| Renault 5 E-Tech Evolution | 139 € | 1 668 € | 576 € | 458 € | 2 702 € | +62 % |
| Peugeot e-208 (Allure) | 159 € | 1 908 € | 563 € | 458 € | 2 929 € | +53,5 % |
| Cupra Born | 189 € | 2 268 € | 742 € | 458 € | 3 468 € | +52,9 % |
| Kia EV4 | 189 € | 2 268 € | 647 € | 458 € | 3 373 € | +48,7 % |
Source : Le Progrès
La leçon est simple : un loyer à 119 euros correspond rarement à une dépense mensuelle réelle de 119 euros. Les ménages les plus contraints budgétairement ont intérêt à intégrer ces postes avant de choisir leur modèle.
50 000 contrats, un budget serré et une fenêtre qui se referme vite
Les commandes ouvrent le 16 juillet 2026 et les premières livraisons suivent à partir de mi-juillet. Le contrat peut courir jusqu’au 31 décembre 2031. À partir du 1er octobre 2026, le gouvernement prévoit d’élargir le dispositif à des véhicules d’occasion électriques, avec des mensualités annoncées à partir de 50 euros par mois selon Challenges, mais cette seconde phase reste distincte de l’appel en cours.
Le dossier se constitue auprès d’un professionnel de l’automobile enrôlé auprès de l’Agence de services et de paiement (ASP), qui prend en charge l’ensemble des démarches administratives. Un simulateur d’éligibilité est disponible sur Service-public.fr pour vérifier sa situation avant de se déplacer chez un concessionnaire.
Avec 50 000 places et un quota susceptible d’être épuisé rapidement, comme lors des deux premières campagnes, les candidats ont intérêt à ne pas attendre la rentrée de septembre.
Leasing social 2026 : chiffres clés du dispositif
- Ouverture des contrats le 16 juillet 2026, livraisons dès mi-juillet.
- Revenu fiscal de référence maximal : 16 880 € par part pour être éligible.
- Les bénéficiaires de 2024 ou 2025 ne peuvent pas participer à cette troisième campagne.
- Au moins 25 % des offres doivent proposer un loyer inférieur ou égal à 140 €/mois.
- Aucun apport initial exigé : l'État avance la prime, premier loyer majoré à zéro euro.
- Le contrat peut courir jusqu'au 31 décembre 2031.
Sources
5 sources · 5 faits sourcés
- RAISE Summit 2026 : la France coincée entre capitaux étrangers et souveraineté numérique - juillet 8, 2026
- Leasing social 2026 : 20 voitures éligibles, 50 000 places et un loyer dès 95 euros - juillet 8, 2026
- Chômage en France : 8,1 % au premier trimestre 2026, plus haut depuis cinq ans - juillet 8, 2026
