Le Valais par Raymond Bruchez

Le vert d’un pâturage intact. La paix des sommets dénudés de l’habituelle couverture blanche de l’hiver. Les huttes en bois, les ruisseaux fragiles qui entraînent l’eau en aval. Scènes de l’iconographie suisse, le panorama quelque peu stéréotypé du monde bucolique qui nous attend dès la traversée des Alpes. Et pourtant, il y a un endroit dans ce monde que nous avons été habitués à considérer comme égal à lui-même pendant des siècles qui parvient à surprendre et à subvertir notre imagination. Que diriez-vous, par exemple, si nous vous disions que dans les pâturages d’été, les vaches ne sont pas du tout les animaux apprivoisés que nous pensons qu’elles sont ? Qu’il existe un matriarcat rigide et quelque peu féroce, capable de recourir à la violence pour la possession du mâle ?

Bienvenue en Valais, le canton suisse dans lequel les dames des vaches se battent pour le taureau.

Tout à fait différent de l’impitoyable corrida espagnole, car ici l’intervention des hommes se limite à “organiser” d’une certaine manière une propension naturelle “féminine” à régler ses comptes sans autant de motif. Presque une danse au son des cornes, sans effusion de sang heureusement, que les “matrones” tachetées savent mettre en scène pour assurer une progéniture à la hauteur. Des femelles compétitives, qui ont ritualisé la mesure de leurs propres forces, et une compétition qui est vue avec fierté dans ces régions, jusqu’à l’avoir transformée en une fête des hommes et du bétail, un des rendez-vous les plus attendus de la saison estivale, même si elle est intense.

Le festival commence en juin, lorsque les fermiers amènent leurs vaches à Belalp, une destination surtout connue des skieurs. Déjà la montée vers le plus haut sommet montre les vaches en volupté “balançant” d’avance, comme si elles étaient des divas sur le podium. Une fois qu’ils ont atteint leur destination, la compétition commence. Pour savoir qui remporte la couronne de “reine des Alpes”, il faut passer tout l’été ici. En effet, ce n’est que fin septembre, après un championnat par élimination, que la “reine” retournera dans la vallée pour le prix tant convoité, en compagnie des adversaires battus, mais tous bien nourris par le pâturage d’été. Un “rituel” d’autres temps qui témoigne en fait de la façon dont, dans ces régions, nous vivons encore dans le respect de la nature et des animaux. Les hôtes admettent qu’ils ne pourraient pas vivre ailleurs, surtout dans une métropole. Comment pouvez-vous les blâmer, après tout.

En marchant le long des sentiers, il semble être dans une gravure du XIXe siècle. Tout autour de vous se trouve le paysage époustouflant des dix-sept sommets de quatre mille mètres qui, en grimpant, vous donnent presque l’impression de pouvoir les toucher. Et puis vous êtes ébloui par les 24 km du Grand Glacier d’Aletsch, le plus long glacier des Alpes.

Le glacier d’Aletsch, un site du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Depuis des milliers d’années, les masses massives de glace d’Aletsch se sont infiltrées dans la roche. Par la suite, ce travail d’érosion a été achevé par le dégel de l’eau, laissant un granit blanc poli. L’impressionnante gorge de Massa s’est ainsi formée. En 1980, la fascination de ce monument rocheux a été découverte, et la gorge a rapidement été rendue accessible. En 1991, le guide de montagne Peter Schwitter a planté le dernier crochet pour sécuriser les cordes. Et les gorges de la Massa sont devenues praticables, enrichissant la région d’une autre attraction touristique.

Notre blogueur Raymond Bruchez nous en dira plus bientôt

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