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Plus de quatre dirigeants sur dix déclarent subir une baisse de chiffre d’affaires directement attribuable au conflit au Moyen-Orient, selon les données publiées par Club Patrimoine.
Le chiffre est net : 42 % des dirigeants interrogés par Club Patrimoine constatent un recul de leur activité imputable aux tensions géopolitiques persistantes dans la région. Un signal fort, à l’heure où les chaînes d’approvisionnement mondiales restent sous pression et où l’incertitude sur les marchés d’exportation fragilise les projections à court terme.
Club Patrimoine est une structure parisienne fondée en juin 2018, dont le siège est établi au 107 boulevard Haussmann à Paris (75008). La société, dirigée par Reginald de Guillebon en qualité de gérant, emploie deux personnes selon les données officielles de l’INSEE. Spécialisée dans l’accompagnement patrimonial, elle publie régulièrement des indicateurs issus de ses réseaux de chefs d’entreprise.
42 % : un seuil qui dépasse la simple perception conjoncturelle
Ce type d’enquête auprès des dirigeants mesure avant tout le ressenti déclaratif, mais un résultat au-delà de 40 % traduit une diffusion large du phénomène, bien au-delà des secteurs directement exposés aux échanges avec la zone (énergie, logistique maritime, import-export de produits manufacturés). Les entreprises qui signalent un impact sont, selon toute vraisemblance, touchées par des effets indirects : hausse des coûts d’assurance-crédit, perturbation des routes maritimes via la mer Rouge, tensions sur les prix des matières premières.
Les données de Club Patrimoine ne ventilent pas les résultats par secteur ni par taille d’entreprise dans la version disponible. Il est donc impossible, à ce stade, de savoir si l’impact se concentre sur les ETI tournées vers l’export ou s’il touche aussi les PME dont l’exposition internationale est plus indirecte.
Reginald de Guillebon et Club Patrimoine face à un indicateur qui interpelle les investisseurs
Pour Club Patrimoine, la publication de cet indicateur s’inscrit dans une logique de veille patrimoniale et économique à destination de ses clients. Quand plus de deux dirigeants sur cinq déclarent voir leur chiffre d’affaires reculer, les arbitrages patrimoniaux s’en ressentent : report d’investissements, révision des plans de trésorerie, prudence accrue sur les actifs exposés à la zone MENA.
La structure reste de taille modeste, deux collaborateurs selon l’INSEE, mais son positionnement sur le conseil en gestion de patrimoine lui confère une audience auprès de chefs d’entreprise dont les décisions de gestion privée sont directement liées à la santé de leur activité professionnelle. L’indicateur publié reflète donc autant un baromètre économique qu’un signal d’alerte sur les comportements patrimoniaux à venir.
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